Que sont-ils devenus ? Des anciens élèves témoignent de leurs études au Conservatoire de Brest métropole et leurs parcours artistiques / expériences qui ont suivis.

Clément Lebrun,

 

- Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

CL : « Depuis bientôt 3 ans, je suis producteur à France Musique. C'est-à-dire que je conçois et anime l'émission le Cri du Patchwork, toutes les semaines sur les ondes de Radio France. C'est une émission qui a pour but de promouvoir les musiques de création (contemporaine, expérimentale, électronique, avant-garde, etc.). Cela s'inscrit dans la continuité logique de mes études : déjà, à Brest, lorsque j'étudiais la trompette, je ne voulais interpréter que des pièces d'aujourd'hui, du répertoire qui me demandait un vrai challenge et puis, surtout, des œuvres qui questionnent sans cesse le public. En parallèle de la radio, je suis médiateur et musicologue. Je conçois beaucoup de concerts éducatifs, conférences et projets pédagogiques pour des ensembles tels que l'Ensemble Intercontemporain, l'Orchestre National de France, l'Orchestre National de Bordeaux et les Talents Lyriques dirigé par Christophe Rousset. J'enseigne également la Médiation de la Musique au CNSM de Paris et à l'université Paris III - Sorbonne nouvelle ».

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

CL : « Les heures de répétition avec l'orchestre du Conservatoire, avec une vraie bande d'amis : Benoit Menut, Alban Moraud, Blandine Berthelot... Des amis que je continue à voir et même avec qui je collabore dans différents projets musicaux. Un souvenir me revient : lorsque j'étais soliste à la trompette dans l'œuvre de Maurice Ohana, Llanto por Ignazio Sanchez Mejias. Enfin, je pouvais jouer sur scène la musique que j'aimais ! Grâce à Philippe Arrii-Blachette et surtout le chef d'orchestre de l'époque, Jean-Louis Forestier. Et puis, il y avait ces après-midi passés dans les murs du Conservatoire à attendre le prochain cours de Formation Musicale ou d'analyse. Des projets et des envies naissaient constamment entre les élèves, au détour d'un café. Une dernière anecdote me revient : je molestais un piano dans une salle pour tester les possibilités sonores de l'instrument quand, tout à coup, un professeur fait irruption et me demande d'arrêter de faire autant de bruit... Et dire qu'aujourd'hui c'est grâce à ces "bruits" que je fais ce que je fais à présent ! »

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

CL : « Je retiens tout particulièrement les cours d'analyse de Christian Ott. Un jeune professeur incroyable, qui m'a ouvert les yeux sur l'analyse et les possibilités qu'elle supposait, tant dans l'interprétation de la musique que dans sa compréhension, son étude. Évidemment, lors de mes études de trompette avec Marc Delemailly, j'ai découvert énormément de répertoire avec toujours ce plaisir de jouer, en solo ou en ensemble. Et puis, j'ai un fort souvenir de mes cours de formation musicale avec Claire Bienvenue. Je n'étais pas très assidu, je dois l'avouer, mais très tôt, je me suis aperçu que j'avais loupé quelque chose, car c'était une professeure admirable ».

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

CL : « Malheureusement, non. Je ne reviens que très rarement à Brest. J'ai pu croiser sur Paris certains d'entre eux, pour prendre des nouvelles. Mais le temps a pris le dessus et je me suis éloigné du conservatoire ».

 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

CL : « Je mène de front ma vie de producteur à Radio France, pour, j'espère, de longues années encore. Je suis invité d'ailleurs au festival Longueur d'ondes de Brest en février 2017, pour parler de mon expérience radiophonique. Depuis quelques années, j'ai créé l'association OnOffOn pour le développement d'outils numériques pour la pédagogie musicale. Actuellement, nous développons l'application Talenschool, pour les Talents Lyriques, dans le but de faire entrer les publics dans la musique baroque, dans ses entrailles, si je puis dire. Et puis, j'ai de nombreuses collaborations avec des orchestres et des structures pour des concerts éducatifs. Par exemple, j'inaugure cette année l'intégrale des quatuors de Haydn par le Quatuor Cambini, au Théâtre de Caen, qui courra sur 7 ans ! Je commence également un nouveau programme avec le GRAME de Lyon autour de concerts intégrant de la création contemporaine à un set DJ. Pour finir, je continue à jouer de la musique malgré tout, au sein de l'OMEDOC, un orchestre de musiques expérimentales bas-normand, qui cherche à ouvrir l'accès à ces musiques souvent jugées à tort trop élitistes. Un projet qui me tient à cœur, avec des musiciens formidables, qui entre totalement dans ce militantisme artistique et esthétique que je défends sur les antennes de France Musique. »

 

Crédit photo : Maxime Lenik - 2016

Antoine Guyomarch,

 

- Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

AG : « Je finis mes études à l'Académie, École nationale supérieure de théâtre du Limousin. J'y ai passé trois ans. »

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

AG : « L'ambiance de travail. Nous étions un petit groupe de six personnes, soudés par la même envie de faire du théâtre. Ce sont des souvenirs très beaux, la découverte des textes, du jeu, la découverte des amis sur le plateau... J'ai beaucoup aimé les cours et la pédagogie de Régine Trotel. Elle s'investissait beaucoup pour nous, c'est une chance de l'avoir eue. Elle était d'une grande exigence. »

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

AG : « Au bout de trois ans d'une autre école, je m'étonne de redécouvrir des exercices de respiration que je faisais au conservatoire. Ça fait beaucoup de bien de faire des exercices qu'on faisait au conservatoire, c'est avec ces exercices que nous avons commencé à grandir... Et des phrases qui me restent en tête, des conseils pour l'interprétation... »

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

AG : « Oui, mais trop peu ! Les écoles nationales prennent beaucoup de temps, on a plein de choses dans la tête, et au fur et à mesure on s'éloigne... Mais c'est une joie à chaque fois qu'on se parle. Et bien sûr, ça durera. C'est un lien fort. »

 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

AG : « On joue bientôt notre spectacle de sortie au festival des écoles à la cartoucherie, à Paris. Après ça, revoir des amis pour jouer ensemble (d'ailleurs, je vois bientôt un ancien élève du conservatoire pour jouer ensemble, preuve que le conservatoire crée des liens forts...), aller à Paris pour voir un maximum de choses... J'ai mis en scène avec une camarade un spectacle sur les hôpitaux qui a reçu un bon accueil du public, nous espérons le poursuivre. Je vais aussi jouer dans un spectacle d'une compagnie dans les alentours de Limoges. L'avenir est incertain, surtout en ce moment, mais ça ne me fait pas peur, c'est enthousiasmant ! »

Nathan Jousni,
 

- Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

NJ : « Après le Conservatoire de Brest, j'ai intégré le conservatoire du 8ème arrondissement de Paris pendant un an puis l'école du Studio d'Asnières pendant un an. 

 Je suis actuellement élève à l'École supérieure d'art dramatique du Théâtre National de Bretagne, dirigée par Éric Lacascade. »

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

NJ : « J'ai intégré le Conservatoire de Brest lorsque j'étais en Terminale, j'y ai rencontré un super groupe de travail qui s'est enrichi l'année suivante avec l'arrivée de plusieurs camarades. En cycle 2 et en cycle 3, nous avions un groupe qui s'entendait à merveille et entre nous et avec notre professeure Régine Trotel. Nous étions peu (6 en cycle trois), nous avions donc le temps d'approfondir notre travail, et le partenariat avec le Quartz nous permettait l'accès à de très bonnes salles de travail, ce qui, arrivé à un certain stade de formation, n'est pas négligeable. »

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

NJ : « Régine m'a beaucoup transmis. Son enseignement donne des bases très solides, aiguise la conscience du plateau et est à un niveau d'exigence qui permet de dépasser ses limites. Le fait d'avoir peu d'élèves est aussi un avantage : lorsque j'étais à Paris et à Asnières, nous étions des classes de 30 pour un professeur, avec le même temps de travail. »

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

NJ : « Avec Régine, nous faisons en sorte de nous donner des nouvelles assez régulièrement, de plus elle est souvent de passage à Rennes ce qui m'a permis de la croiser récemment par exemple. Je tiens à garder contact car je suis conscient qu'elle a été un moteur dans mon parcours. »

 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

NJ : « Avec la promotion 9 de l'école du TNB, nous travaillons actuellement sur les Bas-fonds de Maxime Gorki, pièce qu'Éric Lacascade montera début 2017. Nous explorons la pièce durant 6 semaines, par le biais de sa méthode qui considère l'acteur comme co-producteur de la création.

 

Au mois de juillet, je fais venir au TNB, 5 amis rencontrés entre Brest, Paris et Asnières (aujourd'hui dispersés à l'école du Nord à Lille, à l'Académie de Limoges, à la classe libre au cours Florent et au Conservatoire National de Paris) que j'associe à 4 camarades de ma promotion pour travailler sur Platonov, le première pièce de Tchekhov.

L'idée est d'abord de créer une plateforme de rencontre entre ces gens, et ce autour d'un exercice ambitieux et stimulant : tenter d'embrasser cette œuvre fleuve de Tchekhov en 11 jours. Travailler dans l'urgence, y puiser une énergie de l'instant.

Chaque jour pendant 10 jours, l'un d'entre nous prendra en charge une séance de transmission d'une heure et demie, puis nous travaillerons en explorations, comme le fait Éric Lacascade : j'essaye d'analyser la situation des différentes scènes de la pièce et d'offrir des entrées différentes aux acteurs, pour qu'ils ne ferment pas trop tôt leur vision du personnage. Pour pallier au problème éternel de la distribution (comment faire pour la rendre équitable, du moins éviter les écarts considérables de travail entre les rôles ?), tous les acteurs travaillent sur au moins deux personnages. Ainsi, tous les garçons joueront Platonov, toutes les filles Anna Pétrovna.

 

L'objectif principal est qu'à la fin du projet, ses membres aient le désir de se retrouver pour travailler ensemble à nouveau. Créer une équipe de travail pérenne me paraît indispensable notamment pour, si le hasard ne nous donne pas de travail en sortant, continuer à travailler, se donner la possibilité de continuer à approfondir, chercher, sans dépendre de la volonté et du désir incertains et sans cesse changeant des metteurs en scène. »

Neven Derrien-Maze,

 

- Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

ND-M : « J'étudie à la Musikhochschule (École supérieure de Musique) de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) dans la classe de Fabrice Millischer en troisième année de Bachelor. »

 

 - Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

ND-M : «  Le Conservatoire m'a énormément apporté. Tout d'abord d'un point de vue musical bien sûr ; que ça soit avec mon professeur de trombone, Gilbert Gonzalez ou au travers des différentes expériences d'orchestres (notamment de jazz avec Frédéric Bargeon-Briet). C'est sûrement à cette époque que j'ai vraiment commencé à m'épanouir grâce à la musique. Par ailleurs les rencontres et les amitiés que j'ai nouées durant ces années  - étant en même temps en option musique au lycée de La Pérouse-Kérichen - restent encore aujourd'hui inoubliables, c'était génial de faire de la musique avec des amis ! »

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

ND-M : «  Énormément, j'ai progressé et développé beaucoup de capacités dont je me pensais bien incapable grâce à un environnement riche et stimulant. J'ai eu le plaisir de rencontrer des professeurs qui aujourd'hui encore restent très importants pour moi. »

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

ND-M : « Oui avec mon professeur de trombone Gilbert Gonzalez. »

 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

ND-M : «  Mon premier projet est la bonne poursuite de mes études, je pars le semestre prochain à Londres à la Guildhall School Music & Drama dans le cadre du programme d'échange ERASMUS ; avant cela, il me reste encore beaucoup de côtés pratiques à organiser.

J'ai également un certain nombre de concerts de prévus dans les prochains mois à Fribourg et dans la région avec différentes formations (Orchestre, Musique de chambre, Chœur...), sans oublier les quelques élèves que j'accompagne chaque semaine.

 

Un projet qui se finalise enfin est la sortie dans les semaines à venir du CD que j'ai enregistré avec l'ensemble de cuivres Worldbrass sur le label Pentatone l'été dernier. J'ai eu la chance de devoir remplacer un des musiciens au pied levé, ce fût une formidable expérience. 

Je prépare également des concours, notamment pour des académies d'orchestre, pratique courante en Allemagne qui permet une longue immersion dans un orchestre professionnel. »

Nolwenn Mahé,

 

- Vous êtes une ancienne élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

NM : « Tout d’abord, merci pour cet entretien qui me replonge au cœur d’un heureux passé en terre brestoise, où mon avenir professionnel s’est dessiné en grande partie.

 

J’habite en région parisienne et j’enseigne le piano à temps complet au Conservatoire à Rayonnement Communal de Garges-Lès-Gonesse depuis 8 ans.

Après mes études au Conservatoire de Brest dans la classe de Gérard Gaugué, j’ai poursuivi ma formation au Conservatoire de Boulogne-Billancourt avec Geneviève Ibanez avant de me perfectionner auprès d’Agnès Postec au Conservatoire de Rennes.

Ayant eu la chance de faire mes premiers pas dans l’enseignement à l’École de Musique du Relecq-Kerhuon puis au Conservatoire de Brest, et étant très attirée par la pédagogie, j’ai suivi le cursus de formation des enseignants artistiques au CeFEDeM de Rueil-Malmaison, où j’ai obtenu le Diplôme d’État en 2007.

Afin de pouvoir évoluer dans ma carrière, je me suis présentée au Concours de la Fonction Publique Territoriale en 2011, et je suis actuellement titulaire de mon grade d’Assistant d’Enseignement Artistique Principal de 1ère classe.

 

Parallèlement à l’enseignement, je poursuis une activité artistique avec mes partenaires de musique de chambre. Cette année, j’ai notamment interprété "Le Sacre du Printemps" de Stravinsky avec une collègue pianiste, Aïnhoa Lopez de Dicastillo. Nous avons élaboré un concert commenté que nous avons interprété à l’AAS (association pour l’Action Sociale culturelle et Sportive) du Ministère de la Culture à Paris ainsi qu’au Conservatoire de Saint-Michel-Sur-Orge. Lors de ce concert, nous avons créé l’œuvre "Modulations" de Bernard de Vienne qui, composée à l’occasion du centenaire de l’œuvre d’Igor Stravinsky, entrait en résonance avec "Le Sacre du Printemps". »

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

NM : « Ce serait trop long à énumérer ! La qualité de l’équipe pédagogique et administrative, l’ambiance du lieu, l’émulation et le partage au sein de la classe de piano, la qualité des concerts, la diversité des projets, le bel auditorium et les superbes locaux du Conservatoire avec un parc instrumental exceptionnel... »

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

NM : « Même s’il n’est désormais plus parmi nous, Gérard Gaugué restera indéniablement mon Maître ! C’est lui qui a fait naître la passion que j’ai pour la musique. Il a su consolider ma technique, ce qui m’a permis d’apporter plus de liberté et d’audace dans mon jeu. Il m’a également fait prendre conscience du chemin à suivre pour étudier une œuvre, en partant de la méthode de déchiffrage jusqu’à la compréhension globale de la pièce. Enfin, il a su attirer mon attention sur le respect du texte, la recherche du bon geste et du phrasé...

Mes débuts au Conservatoire n’ont pas été faciles, car je n’avais à l’époque aucune idée du travail qui m’attendait et je ne m’attendais pas à une telle discipline et une telle exigence dans le travail. Mais assez vite, j’ai compris la rigueur que mon professeur attendait de moi, et j’ai rapidement pris goût à la tâche. Depuis, j’ai gardé le goût du travail, la précision du détail et la curiosité du répertoire.

J’ai également beaucoup apprécié l’enseignement enthousiaste et passionnant d’Anne-Marie Déniel qui, parallèlement à l’enseignement de Joël Guéna au Lycée Fénélon (F11), m’a apporté un grand intérêt pour la culture musicale, et sensibilisé au rapport qui existe entre les œuvres et leur contexte historique, les avancées technologiques et l’évolution de la facture instrumentale. Cette connaissance est en effet indissociable du travail d’interprétation afin d’éviter de grosses erreurs stylistiques !

 

Bien sûr, je ne peux pas non plus oublier mes débuts dans l’accompagnement, grâce à Jean Appéré et son ensemble d’accordéons ! C’était la première fois que j’avais l’occasion de jouer en groupe, et c’était vraiment une découverte fabuleuse. C’est avec lui que j’ai appris à faire un bon départ, à m’adapter au tempo et au volume sonore, à me retrouver dans la partition en cas de problème, bref, le b.a.-ba du bon accompagnateur ! Et vu mon niveau de déchiffrage à mes débuts, il a vraiment été patient et encourageant... »

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

NM : « J’ai terminé mes études à Brest en 2003, ça ne me rajeunit pas !

Je suis restée en contact avec Gérard Gaugué jusqu’à son décès, et jusqu’au bout, quand j’avais une question d’ordre musical ou pédagogique, il a toujours été une valeur sûre pour moi, et j’ai toujours fait confiance à ses conseils avisés.

J’ai bien sûr retrouvé quelques-uns de mes anciens professeurs, et c’est toujours un plaisir de pouvoir échanger avec eux. Tous ces professeurs ont participé à mon épanouissement musical et comptent beaucoup pour moi. »

 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

NM : « Quand on est pédagogue, on a toujours plusieurs projets en cours, surtout qu’il faut continuellement se mettre à jour ! Et actuellement, les sujets ne manquent pas ; Innovations techniques et numériques, nouveaux logiciels, suppression des cours individuels en région parisienne, cours globaux, apprentissages en orchestre, valorisation de l’improvisation, etc... Donc oui, j’ai pas mal de projets et sujets de réflexion en cours ! »

 

Crédit photo : Andras Gal

Tristan Jézéquel,

 

- Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

TJ : « Je passe actuellement un Diplôme d’État (D.E) de musique traditionnelle au Pont Supérieur et je suis également musicien professionnel et enseignant. »

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

TJ : « La qualité des enseignements et la disponibilité des enseignants ! Il y a aussi beaucoup d'occasion de se produire sur scène et c'est très formateur pour les élèves. »

 

 

 - Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

TJ : « Énormément de choses, c'est ce qui m'a donné envie de devenir professionnel. Mais je dirais que j'ai surtout appris beaucoup de choses en culture et ça m'a appris à travailler, à savoir quoi et comment le faire. »

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

TJ : « Oui, bien sûr. Je continue à travailler avec certains d'entre eux actuellement d'ailleurs. »

 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

TJ : «  J'ai beaucoup de projets musicaux en cours, avec mes groupes comme JMK ou Castor & Pollux notamment. Mais également à venir, un projet de Duo à danser, un projet d'accompagnement de chant et un projet de quartet tirant vers le jazz entre autres. »

Maël Diraison,

 

- Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

MD : « Aujourd'hui, après avoir été diplômé en Cycle 3 au conservatoire de Brest métropole (en classe d'Art Dramatique), je m'oriente de plus en plus vers le cinéma et la réalisation. Mon premier film (un court-métrage), Tard sur le port, se passe à Brest et je dois dire que mon année de conservatoire (2009-2010) n'est pas étrangère au choix du décor !

Il se trouve aussi que Nathan Jousni, qui joue le personnage principal du film, est un comédien issu du conservatoire de Brest tandis que Sylvian Bruchon (notre ancien prof) interprète son père !

Parallèlement à ces activités cinématographiques, je dirige des ateliers de pratique amateurs, à Rennes. »

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

MD : « La pratique, la pratique, la pratique ! J'ai beaucoup appris en un an grâce au travail de Régine Trotel et de Sylvian Bruchon. Pour être passé par plusieurs conservatoires avant d'atterrir à Brest, de mon point de vue, c'est là que tout s'est joué pour moi. Le travail autour de Platonov de Tchékhov notamment a été déterminant pour la suite de mon parcours. »

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

MD : « À peu près tout, dans la manière dont je travaille aujourd'hui, me vient de cette année passée à Brest. Mais si il y a une chose que je voudrais pointer particulièrement, au risque d'utiliser de Grands Mots un peu fourre-tout, c'est cette transmission de l'exigence nécessaire à la liberté sur un plateau de théâtre. Du travail quoi. 

Des gens arrivent au conservatoire, portés par une énergie puissante mais complètement désordonnée et font n'importe quoi sur le plateau (en tout cas moi je faisais n'importe quoi sur le plateau). La brutale exigence de mes professeurs m'a mis un coup de pied au derrière, pour mon plus grand bien.

En gros, de mon année d'élève, je retiens ce coup de pied au derrière et même - je le recommande pour qui envisage sérieusement une carrière artistique ! »

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

MD : « Bien sûr ! Comme je vous le disais, Sylvian Bruchon joue dans mon premier court-métrage et je vois régulièrement Régine Trotel, sans qui rien de ce que j'ai fait jusqu'à maintenant n'aurait pu exister. C'est elle qui m'a mis sur les rails, qui m'a appris à lire un texte, à canaliser mon énergie ou à diriger d'autres comédien.ne.s - bref je luis dois beaucoup ! (Et je profite de cet espace pour les remercier de tout ce qu'ils ont fait pour moi - sans eux je serai toujours livreur de pizzas !) »

 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

MD : « Je travaille actuellement sur le scénario de mon deuxième film (encore un court-métrage), qui se tournera en 2017, quelque part dans les Monts d'Arrée (mais pour l'instant, c'est encore trop tôt pour en parler). Bien que je sois toujours rennais, la boite de production qui accompagne le film est brestoise - comme quoi, une fois qu'on y a goûté, on ne quitte plus Brest ! »

 

Pour découvrir le travail de Mäel Diraison, cliquez ici.

Nolwenn Arzel,

 

- Vous êtes une ancienne élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

NA : « Je suis professeure de harpe celtique dans différentes structures, municipales ou associatives. En parallèle je mène une carrière de concertiste, en soliste ou en groupe dans un répertoire essentiellement celtique ». 

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

N.A : « La disponibilité des professeurs et la qualité de leur enseignement ainsi que la diversité dans les moyens d'accéder à la connaissance de la musique : Cours théorique, mise en pratique par le collectif, la confrontation à la scène, mise en situation, stages... ».

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

N.A : « Qu'il faut rester curieux de tout, aller voir, regarder... Le monde de la musique est en perpétuelle évolution, il faut donc avoir l'œil et l'oreille à l'écoute de ce qui se fait ». 

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

N.A : « Oui. »

 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

N.A : « Un album en quartet et préparer sérieusement la master class que m'a confiée le Festival Interceltique de Lorient pour la grande journée de la harpe ainsi que le concert du soir, au Palais des congrès. Ce sera sans doute un moment important pour moi ».

Pierre-Jacques Autret,

 

- Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

P-JA : « J'ai obtenu mon Diplôme d’Études Musicales (D.E.M) de musique traditionnelle en 2014, année de la création du groupe de fest-noz Sonkiz dont je fais partie. Nous avons gagné un tremplin en avril 2014 (Kan ar Bobl à Pontivy) qui nous a ouvert quelques belles scènes et encouragé à sortir un premier CD en 2015 que nous défendons maintenant sur scène. Je joue également en duo plus occasionnellement avec Tanguy Soubigou, accordéoniste, également membre de Sonkiz. Au-delà de la musique, je m'investis aussi dans la programmation et la communication du fest noz du cercle celtique Bleunioù Sivi de Plougastel-Daoulas qui a lieu en janvier à l'Espace Avel Vor. J'ai la chance d'organiser le concours de trios qui a lieu le même jour et qui commence à être un tremplin assez reconnu dans la région brestoise car il permet de jouer dans 3 festivals bretons (Yaouank à Rennes, le Cornouaille à Quimper, le Kan al Loar à Landerneau) ».

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

P-JA : « Au-delà de la qualité de l'enseignement et de la bonne relation avec les professeurs, je dirais évidemment les voyages (Irlande, Écosse, Angleterre) qui nous ont fait rencontrer des musiciens exceptionnels. Je pense aussi à tous les efforts qui sont faits pour nous mettre en conditions de scène très tôt et ainsi d'emmagasiner beaucoup d'expériences (de scène mais aussi de musique d'ensemble) pendant notre formation.  J'ai un coup de cœur pour le projet « Move and Play » organisé en 2014 en partenariat avec La Carène, c'était une très bonne initiative, très enrichissante ».

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

P-JA : « Je ne sais pas si je dois énumérer tous les détails techniques appris avec Philippe Boisard sur mon instrument, ça ferait peut-être un peu long... Plus sérieusement, tout au long du cursus traditionnel, nous apprenons beaucoup de notions "de fond" liées à la musique mais aussi à tout ce qui l'influence et l'a influencé dans son évolution. Je ne peux pas répondre concrètement à la question, j'ai retenu beaucoup de choses, ma formation m'a permis de connaître la musique que je pratique, de la comprendre et ainsi de pouvoir prendre du recul sur celle-ci et aussi d'être ouvert sur toute la musique en général ». 

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

P-JA : « Oui, on ne tire pas un trait sur tant d'années du jour au lendemain ! J'ai l'occasion de recroiser régulièrement Philippe Boisard, avec qui j'ai appris la flûte depuis l'âge de 6 ans mais je garde aussi contact avec Marc Clérivet et Laurent Bigot même si l'on ne se croise pas autant. Tous les enseignants sont impliqués d'une manière ou d'une autre dans le "milieu breton", ils sont aussi des artistes en dehors de leurs rôles de professeur donc on risque de se recroiser pendant un moment ! ».

 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

P-JA : « En ce moment, je travaille avec un groupe de 8 musiciens sur le spectacle anniversaire du cercle de Plougastel qui aura lieu en novembre à l'Avel-vor. Je m'occupe également de la programmation et de la communication de cet anniversaire qui se déroulera sur 4 jours, nous sommes en pleine finalisation de la programmation, c'est une expérience très intéressante. Nous avons également un projet pour la fin de l'année avec Sonkiz qui est encore un peu confidentiel... Dans le futur, j'aimerais travailler avec des cordes sur un projet de concert, à bon entendeur ! ».

Sarah Brabo-Durand,

 

 - Vous êtes une ancienne élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

SB-D : « J'habite aujourd'hui à Strasbourg, où je suis chanteuse et professeure de chant. Mon répertoire de prédilection tourne autour des musiques des XXe et XXIe siècles, et j'ai la chance de pouvoir transmettre ce répertoire à travers un duo franco-brésilien (duo Átomos) et un ensemble de musique de chambre à géométrie variable basé à Strasbourg (AxisModula). Ce qui me passionne est le rapport à la scène et au public, mon travail tourne donc beaucoup autour de l'aspect scénographique, que ce soit avec mes ensembles, ou en tant que soliste dans tous les types de répertoire.

En tant que pédagogue, j'interviens auprès de chanteurs, de comédiens et de musiciens, en particulier ou dans plusieurs écoles où j'enseigne le chant, l'expression scénique et la formation à la scène, et je dirige un chœur. J'interviens également parfois en milieu scolaire ».

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire à Brest ?

SB-D : «Tout d'abord la grande qualité de l'enseignement que j'ai reçu dans le département voix, notamment depuis le cursus voix auprès de Cécile Le Métayer jusqu'à la classe de chant de Geneviève Page, et en théorie auprès de Ruth Matharasso. J'ai pu y acquérir une technique saine et développer beaucoup d'outils de musicalité. Et bien sûr, l'environnement humain : j'ai grandi au Conservatoire de Brest, je m'y suis construite aussi bien en tant qu'artiste et professeure qu'en tant que personne, entourée de beaucoup de bienveillance tout au long de mon parcours. J'ai aussi eu la chance d'avoir plusieurs casquettes au Conservatoire, élève bien sûr depuis mon adolescence, mais j'y ai aussi fait mes premières armes dans l'enseignement, en remplaçant les différents professeurs du département voix et formation musicale ».

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

SB-D : « La grande force du Conservatoire de Brest et du département voix, c'est qu'on y apprend à être autonomes, que ce soit par rapport à son répertoire, à la construction de projets, ou encore et surtout par rapport à l'approche de la musique, avec passion et respect à la fois pour le texte musical et pour le public à qui l'on transmet cette musique. J'ai appris beaucoup de choses bien sûr depuis mon départ de Brest, mais c'est ici que j'ai été guidée pour poser les bases de mon cheminement d'artiste et de professeure. J'y ai aussi appris l'ouverture pédagogique aux différences, guidée en cela par le travail de Geneviève Page, que ce soit par rapport aux différences physiques (malvoyance, surdité,...) ou mentales, adaptation rendue possible par une connaissance et une attention permanente au fonctionnement de l'autre, et que j'essaie d'appliquer au quotidien auprès de mes élèves ».

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

SB-D : « Oui, mes professeurs brestois restent des mentors pour moi. J'ai d'ailleurs eu la chance et le plaisir d'être appelée cette année pour intégrer la production de l'Enfant et les sortilèges de Maurice Ravel, aux côtés des élèves des classes de chant du Conservatoire et sous la direction de Joël Doussard ».

 

- Quels sont vos projets futurs ?

SBD : « Le duo Átomos et l'ensemble AxisModula ont chacun monté un spectacle cette année, Rencontres avec Átomos, autour d'un répertoire franco-brésilien, essentiellement de création, et Nouvelles Incantations avec AxisModula, où nous nous intéressons aux différentes manières de mettre en musique la magie dans les répertoires contemporains. Nous comptons donner ces spectacles un peu partout en France et en Amérique du Sud, et travaillons sur l'écriture des suivants. Je travaille également sur un récital solo questionnant le sacré dans la musique, réunissant des répertoires classique, contemporain, populaire et expérimentaux, et qui a pour but d'être donné à la fois dans des chapelles et dans des musées. 

 

En tant que professeure, en plus de mes élèves en particulier et en écoles, j'interviens avec l'Adiam d'Alsace pour "Sur le fil", un projet réunissant 300 enfants dans 15 classes autour de la musique contemporaine, et qui a été finaliste du prix de l'audace 2016 ».

 

Crédits photos : Sébastien Moullier, Zoé Khan-Thibeault, Marco Aurelio Monteiro da Silva.

Xavier Catrou

 

 - Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

XC : « J'ai effectivement suivi des cours pour passer mon Diplôme d’Études Musicales (D.E.M) de musique traditionnelle au conservatoire en tant que joueur de cornemuse. J'ai aussi eu la chance de pouvoir suivre des cours de saxophone dans de département Jazz, ce qui m'a beaucoup apporté tant au niveau théorique que musical. Aujourd'hui, grâce à ce diplôme je suis désormais moi-même professeur de cornemuse. Je travaille et enseigne à Plouzané, au conservatoire de Lorient, au bagad de Lorient, d'Hennebont et de Lanester sous l'égide de Sonerion pour ces trois derniers. Je joue dans différentes formations comme le bagad de Lorient en tant que penn-cornemuse, au sein du groupe de rock Diougan et dans une toute nouvelle création, le Hindi Mothart Club ».

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève au Conservatoire de Brest ?

XC : « Au conservatoire, j'ai beaucoup apprécié le fait d'être mis en contact avec de nombreux autres musiciens, de pouvoir échanger sur nos pratiques. De plus, les cursus au sein de mon département étaient très enrichissants et m’ont permis une progression indéniable nous appelant à une démarche d'ouverture. Là-bas j’ai pu parfaire ma vision de la musique ».

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

XC : « J'ai retenu énormément de choses de l'enseignement de mes professeurs, pédagogues avertis et incontestablement érudits. J'utilise les outils qu'ils m'ont généreusement transmis tous les jours. La façon nouvelle d'aborder le répertoire, d'analyser la musique, des techniques de jeu nouvelles, le travail d'interprétation en compagnie de Cédric Moign et aussi beaucoup de questionnements de fonds aux contacts de Laurent Bigot et Marc Clérivet. Leur relation à l'élève attentive et leur capacité à ouvrir de nouveaux horizons m'a toujours laissé dans une posture admirative. Je dois aussi dire que sur le plan théorique Krystian Sarrau et Philippe Champion m'ont permis un bond en avant en ce qui concerne le solfège et la culture jazz même si je ne fus qu'un piètre élève en saxophone. Ils sont passionnants. Avec tous ces professeurs j'ai voulu être un papier buvard et absorber le plus possible de connaissances ».

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

XC : « Il m'arrive encore de croiser ces anciens professeurs lors de fest-noz ou de concours de musique. C'est très agréable de pouvoir échanger à nouveau. Parfois je demande quelques conseils sur un répertoire ou sur l'origine d'un instrument ! J'aurais aimé suivre encore leurs cours pour continuer d'apprendre avec ces puits de savoir aux profondeurs insondables ! ».

 

- Quels sont vos projets futurs ?

XC : « À l'avenir, je souhaiterais pouvoir obtenir les diplômes qui me permettraient d'assurer mon avenir en tant que professeur (Diplôme d’État) et continuer dans ma démarche de découverte de mon instrument. Je prends beaucoup de plaisir à le sortir de son cantonnement "traditionnel" et à explorer de nouveaux horizons en sa compagnie. Quoiqu'il se passe et quoiqu'il m'en coûte, désormais la musique est mon pays et celui-ci s'étend à l'infini, sans frontières. Je compte bien en être l'explorateur ».

Benoit Menut,

 

   - Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

BM : « Je suis aujourd'hui compositeur, ce que je souhaitais faire sans doute depuis le début de mes études au conservatoire de Brest. Après avoir quitté le conservatoire en 1995, j'ai vite passé mon DE et mon CA de FM et ai enseigné au Conservatoire à rayonnement régional de Paris ainsi qu'aux conservatoires des 13e  et 17e arrondissements de la capitale. Il y a deux ans, j'ai choisi de me mettre en disponibilité de mon poste de professeur et de conseiller aux études pour me consacrer exclusivement à l'écriture. Pour garder un lien avec la pédagogie, j'anime encore souvent des stages de formation autour de la FM et de la formation des professeurs de musique en général ; j'écris aussi de nombreuses méthodes de FM, publiées aux Éditions Lemoine ».

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève au Conservatoire de Brest ?

BM : « L'ambiance magnifique qui régnait entre les élèves ; une sorte de famille ! L'excellence aussi ; d'ailleurs aujourd'hui, des dizaines d'élèves de cette génération font carrière, que ce soit en tant qu’interprète, enseignant, compositeur, ingénieur du son, journaliste musical... La liste est longue. Le conservatoire était notre maison en quelque sorte. Objet de nombreuses bêtises aussi, apanage de la jeunesse motivée et active que nous représentions ».

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

BM : « Le plaisir de l'orchestre avec les nombreux concerts hors les murs et dans les murs du conservatoire organisés par Paul Kuentz qui était à cette époque le directeur. Une certaine idée du travail, régulier et assidu qui ne dérangeait pas les élèves, bien au contraire. La possibilité de se produire aisément dans la belle salle du conservatoire ; ainsi j'avais pu y faire entendre mes premières pièces avec le soutien inconditionnel des professeurs et de la direction. Des bases pour la vie, en somme ».

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

BM : «  Oui, avec Christine Morel alors professeur de FM qui m'avait encouragé à venir poursuivre mes études  au CRR de Paris puis au CNSM. Une formidable professeure qui irradiait ses cours de musique. Nous sommes restés amis. Pierick Houdy ensuite, qui enseignait l'écriture, avec lequel j'ai écrit un livre biographique retraçant son formidable parcours. Un grand musicien qui habite aujourd'hui Belle-Île-en-Mer. Je garde aussi de bons souvenirs de Marc Delemailly (trompette), du regretté Fernand Corbillon, de Monique Kuentz (violon)... ».

 

- Quels sont vos projets futurs ?

BM : « Je termine en 2016-2017 ma résidence à l'orchestre symphonique de Bretagne par la création de "Symphonie pour une Plume", spectacle créé à l'Opéra de Rennes le 8 décembre prochain. De nombreuses pièces de musique de chambre, commandes des Archives Nationales, la sortie courant 2017 de mon deuxième disque monographique et la commande d'un opéra pour 2018 à l'opéra de Saint-Etienne... ».

 

Crédit photo : © Florence Grimmeisen

Véronique Mafart,

 

- Vous êtes une ancienne élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

VM : « Je m'occupe de mes enfants et de mon projet de chansons, un projet avec une chanteuse anglaise en tant que violoniste, et je donne des cours de violon et de solfège aux alentours de Nantes ».

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève du Conservatoire ?

VM : « J'ai apprécié la gentillesse de l'équipe pédagogique, leur dynamisme. J'ai aussi un peu enseigné au Conservatoire pour remplacer des professeurs de violon et alto et j'en ai un très bon souvenir. Cette expérience m'a beaucoup aidée par la suite ».

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

VM : « En ce moment, je me sers surtout de ce que j'ai appris quand je prenais des cours dans le département jazz. Cela m'aide pour écrire des arrangements et improviser ».
 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

VM : « Non, et je n'ai pas eu beaucoup d'occasions de venir à Brest ces dernières années ».
 

- Quels sont vos projets actuels ou futurs ?

VM : « Mon projet, ce sont mes chansons pour le moment. Nous allons enregistrer un album court dans les mois qui viennent. Je vais aussi faire de la scène avec Jess, la chanteuse que j'accompagne ».

 

Vous pouvez retrouver Véronique Mafart, alias « Irène Turenge » sur son site internet :  http://www.ireneturenge.com ou écouter une de ses compositions intitulée « Brest » : https://www.youtube.com/watch?v=hXCh6gsnKec

Pierre Langonné,

 

 - Vous êtes un ancien élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

PL : « Je suis professeur de saxophone dans trois écoles de musique (2 écoles municipales, à Landerneau et Plouzané, et 1 E.P.C.C., sur le site de Lesneven) et professeur de formation musicale à l’école de musique de Plouzané. Par ailleurs, je suis également réparateur d'instruments de musique à vent ».

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève au Conservatoire de Brest ?

PL : « La grande pédagogie de mon prof de sax, Christian Lemoine, et la pratique de l'orchestre ».

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

PL : « Étant prof aujourd'hui, j'essaye d'appliquer la même pédagogie avec le même enthousiasme et la même passion que je recevais en cours de saxophone.

Pour moi, la pratique de l'orchestre ouvre à une écoute des autres et forme au travail d'équipe ».

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

PL : « Oui, mais deux de mes profs sont malheureusement décédés, certains profs que j'ai eus sont devenus clients de l'atelier ; j'ai aussi des contacts avec des profs que je n'ai pas eus ».

 

- Quels sont vos projets futurs ?

PL : « Continuer mes activités de prof et de réparateur, et continuer à organiser des master class ».

Maëla Raoult,

 

- Vous êtes une ancienne élève du Conservatoire de musique, danse et théâtre de Brest métropole, que faites-vous aujourd’hui ?

MR : « Je suis diplômée du Conservatoire Royal de Bruxelles et poursuis mes études en Cycle concertiste de clarinette basse au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris et, parallèlement, je suis un cursus jazz au Conservatoire de Cachan. Je joue dans divers ensembles de musique de chambre et régulièrement en orchestre symphonique ou en ensembles de musique contemporaine (comme Ostinato, Ensemble international musike, Ensemble Alternance...).

Je suis également professeure dans plusieurs écoles en région parisienne. Enfin, j'enseigne à la Philharmonie de Paris pour le projet DEMOS (Dispositif d'Éducation Musicale et Orchestrale à vocation Sociale) et j'encadre le pupitre de clarinettes et saxophones à l'orchestre d'harmonie de la Sirène ».

 

- Qu’avez-vous apprécié lorsque vous étiez élève au Conservatoire à Brest ?

MR : « Tout d'abord, le côté humain. La passion que l'on m'a transmise. La diversité et la multiplicité des projets au sein du Conservatoire. La complémentarité entre les personnalités qui y enseignent. L'adaptabilité et la disponibilité de l'équipe pédagogique pour chaque étudiant ».

 

- Qu’avez-vous retenu des enseignements que vous avez reçus ?

MR : « Ce que je peux dire, c'est que je me sers aujourd'hui de toutes les disciplines (musique de chambre, orchestre, initiation à la direction d'orchestre, écriture..) que l'on m'a enseignées au Conservatoire que ce soit dans ma vie d'étudiante, d'instrumentiste ou de professeure. De belles fondations pour continuer à apprendre, toujours ».

 

- Avez-vous gardé des contacts avec vos anciens professeurs ?

MR : « Oui, quelques-uns ».

 

- Quels sont vos projets futurs ?

MR : « Tenter des concours d'orchestre (principalement à la clarinette basse) et chercher à obtenir un diplôme de pédagogie ».