Conférence illustrée de Naïk Raviart

La danse de Cour sous Louis XIV

Comment se passe un bal sous Louis XIV ?

 

Quel répertoire ?

 

Redevable à quelle évolution depuis la Renaissance ?  

 

Dans quel rapport à la musique ?

 

 Naïk Raviart  tentera de répondre à ces questions en s’attardant sur la danse reine du bal, le menuet, et montrera comment l’essence même de « l’honnête homme », idéal du siècle, trouve à s’incarner dans la « belle Danse ».

 

Quelques vidéos viendront illustrer la conférence.

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

En savoir plus...

Naïk Raviart est danseuse, enseignante et chercheuse en histoire de la danse. Fille d'Hélène et Jean-Michel Guilcher, elle a suivi très jeune ses parents à l'occasion de leurs enquêtes de terrain sur les danses traditionnelles en Bretagne dans les années 1950 et ponctuellement ensuite dans leurs enquêtes en Berry et Pays Basque.

 

Après une formation en ethnologie et histoire de la danse, elle enseigne répertoires traditionnels et anciens. Membre fondateur de l’Atelier de la Danse Populaire, impliquée dans différents cursus universitaires et dans la formation au diplôme d’État en danse, elle publie dans différentes revues ou ouvrages.

 

Depuis les années 1960, on appelle danse baroque l'art chorégraphique des XVIIe et XVIIIe siècles, principalement la danse de cour et de théâtre. Elle était nommée à l'époque la « belle danse » et était intimement liée à la musique (menuet, gigue, passacaille, rigaudon, chaconne, bourrée, rondeau, passe-pied, gavotte….)

 

Sous Louis XIV (1638-1715), les Français adorent la "Belle dance" qui est un art savant pratiqué par la noblesse. On danse à la Cour, lors du bal, selon un cérémonial très hiérarchisé, où la moindre erreur peut défaire une réputation ; on danse également au théâtre, dans les spectacles de ballet, d'opéra et de comédie. Au même titre que les armes et l'équitation, la Danse fait partie de la belle éducation : c'est elle qui donne cette démarche noble & ce maintien gracieux, si nécessaire pour s'annoncer dans le monde avec quelqu'avantage... Le roi lui-même, élevé dans l'exercice de la danse, s'y montre de bonne heure digne de toutes les admirations.

Dans sa jeunesse, il se produit même sur scène aux côtés de professionnels, tel Jean-Baptiste Lully (1632-1687). En 1661, il crée l'Académie Royale de Danse (ancêtre de l’Opéra de Paris), chargée de perfectionner et d'enseigner la danse afin de former les danseurs professionnels et les maîtres à danser qui diffuseront cet art à travers l'Europe entière.

 

De cette « Belle Danse » naîtra, au fil d’une longue évolution la danse classique, héritière de nombreux codes techniques et stylistiques comme l’en–dehors, les cinq positions, la recherche de la verticalité dans l’aisance du geste.